• Albéric Clément (° ? - ? 1191), premier maréchal de France en 1190.
Albéric Clément est fils de Robert III gouverneur de Philippe Auguste en 1168. Il est fait maréchal de France par Philippe Auguste vers 1190. Il meurt à Saint-Jean-d'Acre lors de la troisième croisade, le 3 juillet 1191.


• Guillaume de Bournel (° ? - ? 1195), maréchal de France en 1192.
L’authenticité du maréchal de Bournel, surnommé Bourgonelli, est attestée par la date d’un présent que lui fit le roi Philippe Auguste.


• Nivelon d'Arras (° ? - ? 1204), maréchal de France en 1202.
On ne possède sur le maréchal Nivelon d’Arras que des documents obscurs et incertains. Toutefois son existence est établie par un compte de domaine de l’an 1202.


• Henri Clément 1er, seigneur Du Mez et d'Argentan (° ? - ? 1214), maréchal de France en 1204.
Frère d’Albéric, surnommé à cause de sa taille « le Petit Maréchal », Henri Clément Ier se distingua à la bataille de Bouvines en 1214. Il mourut en cette même année au cours de la guerre menée contre les Anglais en Poitou par le prince Louis de France. Il fut inhumé au monastère de Turpenay.


• Jean Clément III, seigneur Du Mez et d'Argentan (° ? - ? 1262), maréchal de France en 1214.
Fils de d'Henry Clément 1er, Jean Clément III fut élevé par le roi Philippe Auguste à la dignité de maréchal de France à la mort de son père, en reconnaissance des services de ce dernier. Il était alors très jeune, et n'exerça sa charge qu'à partir de 1225. Il assista à l'assemblée des Grands de France tenue à Saint-Denis en 1235.


• Guillaume de la Tournelle (° ? - ? ?), maréchal de France en 1220.
Son existence est établie par un sceau et un contre-sceau de l'an 1220.


• Ferry Pasté, seigneur de Challeranges (° ? - ?1247), maréchal de France en 1240.
Ferry Pasté est qualifié de maréchal de France dans un titre du Trésor des Chartes du Roi de l’année 1240. Il fut envoyé en ambassade de Flandres pour recevoir de Jeanne de Flandres le château de Douai. On le trouve encore ambassadeur auprès du comte de Toulouse en 1243.


• Jean Guillaume de Beaumont (° ? - ? 1257), maréchal de France en 1250.
Jean Guillaume de Beaumont prend la dignité de maréchal de France avec une obligation de 230 livres tournois dont le roi Saint Louis avait répondu pour lui à Acre au mois de juin 1250.


• Gauthier III, seigneur de Nemours (° ? - ? 1270), maréchal de France en 1257.
Gauthier III, seigneur de Nemours en Gâtinais, est qualifié de maréchal de France dans un titre du Trésor des Chartes en 1257.


• Henri Clément II, seigneur Du Mez et d'Argentan (° ? - ? 1265), maréchal de France en 1262.
Fils du maréchal Jean Clément, Henri Clément II accompagna le roi Saint-Louis à son premier voyage en Terre Sainte en 1249. On retrouve son nom dans une charte de l'abbaye de Saint-Denis de 1263. Henri II est le quatrième maréchal de la famille Clément. Cette haute dignité resta, par la volonté du roi, propriété de cette famille pendant près d'un siècle. Leur terre de Mez en fut appelée Le Mez Maréchal.


• Héric de Beaujeu (° ? - ? 1270), maréchal de France en 1265.
Héric de Beaujeu suivit Saint Louis dans son expédition d'Afrique, et mourut au siège de Tunis en 1270.


• Renaud de Pressigny (° ? - ? 1270), maréchal de France en 1265.
Renaud de Pressigny accompagna Saint Louis dans son expédition d'Afrique en 1270. Suivi de son fils et de son frère, il s'élança sur les Sarrazins, en fit un grand carnage, mais périt victime de son audace.


• Raoul II d'Estrée, surnommé Sores (° ? - ? 1282), maréchal de France en 1270.
Raoul II d'Estrée accompagna Saint Louis dans son voyage d'Afrique en 1270, avec six chevaliers à sa suite. Le roi l'éleva à la dignité de maréchal en 1270 après la mort du maréchal de Beaujeu, au siège de Tunis. Il mourut en 1282, ainsi qu'il ressort des registres du Parlement.


• Lancelot de Saint-Maard (° ? - ? 1278), maréchal de France en 1270.
Lancelot de Saint-Maard suivit Saint Louis en Afrique en 1270 avec cinq chevaliers de sa suite. Il se distingua à l'attaque du château de Carthage. Il conduisit l'assaut, et, dans la mêlée, le ventail de son haume ayant été rompu, il eût péri sans le secourts d'Imbert de Beaujeu, connétable de France. On trouve des traces de l'existence du maréchal jusqu'en 1278.


• Ferry de Verneuil (° ? - ? 1283), maréchal de France en 1272.
Ferry de Verneuil, chevalier, était maréchal de France en 1272, ainsi qu’il appert d’un registre de la Chambre des Comptes de Paris. En cette qualité, tous les seigneurs qui furent mandés à Tours d’ordre du roi, comparurent devant lui en cette ville.


• Guillaume du Bec Crespin (° ? - ? 1283), maréchal de France en 1283.
Guillaume du Bec Crespin, cinquième du nom, était connétable héréditaire de Normandie. Il fut également commissaire pour la réformation des baillages d’Amiens, de Lille et de Tournay. Il est qualifié Maréchal de France dans un arrêt de 1283.


• Jean II le Preux, sire de Harcourt (° ? - ? 1302), maréchal de France en 1283.
Jean II, sire de Harcourt, vicomte de Châtellerault, suivit le roi Philippe le Hardi dans son expédition contre le roi d’Aragon en 1285. Avec le connétable de Nesle, il mit les Espagnols en déroute et s’empara de Gérone. Lorsque le roi porta la guerre en Angleterre en 1295, il nomma Harcourt lieutenant-général de l’armée navale avec Mathieu IV de Montmorency. La flotte se porta devant Douvres ; la ville fut prise et brûlée. En 1302, Harcourt accompagna Charles de Valois en Sicile. Il commandait la gendarmerie et déploya une grande vaillance. Terrassé par la maladie, il mourut au retour de l’expédition le 21 décembre 1302. Il fut inhumé au prieuré du parc du château de Harcourt.


• Raoul V de Flamenc (° ? - ? 1287), maréchal de France en 1285.
Raoul V de Flamenc prit part à la campagne d’Aragon du roi Philippe le Hardi en 1285. Il est qualifié de maréchal de France. Il exerçait cette charge avec Jean de Harcourt en 1287, ainsi qu’en fait foi un état de la maison du roi Philippe le Bel.


• Jean de Varennes (° ? - ? 1292), maréchal de France en 1288.
Les comptes des bailliages de France qualifient Jean de Varennes maréchal de France en 1288. Il reçut la somme de cinquante livres pour son voyage du Hainaut. Un sceau atteste qu’il l’était encore en 1292.


• Simon de Melun, sire de La Loupe et de Marcheville (° ? - ? 1302), maréchal de France en 1290.
Simon de Melun suivit le roi Saint Louis en Afrique en 1270 avec quatre chevaliers de sa suite. Sous Philippe le Hardi, il commanda comme maître des arbalétriers en Catalogne et en Roussillon contre le roi d’Aragon. En récompense de ses services, le roi lui fit présent du château de Montlaure. Il est qualifié chevalier et maréchal de France dans l’acte de vente de ce château en 1290.


• Guy Ier de Clermont de Nesle (° ? - ? 1302), maréchal de France en 1292.
Guy Ier de Clermont de Nesle était frère puîné de Raoul de Clermont, sire de Nesle, connétable de France. Les deux frères, envoyés par Philippe le Bel pour attaquer l’ennemi pendant le siège de Lille, le battirent et firent un grand nombre de prisonniers. Il prit part à la conquête de la Guyenne sur Edouard III. Il fut tué par les Flamands, ainsi que le connétable, à la bataille de Courtrai en 1302.


• Foucaud de Merle (° ? - ? 1314), maréchal de France en 1302.
Foucaud, seigneur de Merle, fut élevé à la dignité de maréchal de France en 1302. L’année suivante, il battit les troupes de la garnison de Lille et leur fit des prisonniers. Le roi Philippe le Bel l’envoya dans le Lyonnais en 1310, à Vienne en 1313 et à l’armée de Flandres en 1314.


• Miles VI de Noyers (° ? - ? 1350), maréchal de France en 1302.
Miles VIe du nom, seigneur de Noyers et de Vendeuvre, grand bouteiller de France, fut élevé à la dignité de maréchal de France en 1302. En 1325, il sauva le roi à la bataille de Cassel en le prévenant de l’arrivée des Flamands. Grâce à lui, ceux-ci furent battus. Chargé, avant la bataille de Crécy, d’aller reconnaître le camp des Anglais, il conseilla au roi de différer l’attaque jusqu’au lendemain. Mais les troupes ne purent être arrêtées. « Ni le roi, ni ses maréchaux, dit Froissart, ne purent être maîtres de leur gens… Et le roi alla si avant qu’il frappa un bon coup, même trois, même quatre ; et ainsi firent tous ceux qui l’accompagnaient. » Le maréchal de Noyers fut l’un des exécuteurs testamentaires du roi Louis X le Hutin en l’an 1316. Il mourut en 1350.


• Jean de Corbeil, seigneur de Grez (° ? - ? 1318), maréchal de France en 1308.
Jean de Corbeil de Gretz conclut en 1315, au nom du roi, la paix avec le fils aîné du comte de Flandres. Il semble que la grande partie de sa carrière se déroula en Flandres. Il s’y trouvait en 1318, sous le comte d’Evreux. Le Trésor des Chartes du Roi apprend qu’il mourut à la fin de cette même année.


• Jean IV de Beaumont (° ? - ? 1318), maréchal de France en 1315.
Jean IV de Beaumont, dit le Déramé, fut nommé gouverneur d’Artois et maréchal de France en 1315. Il se distingua dans la guerre de Flandres en 1317 et 1318. Il mourut à Saint-Omer en juillet 1318.


• Mathieu de Thrie (° ? - ? 1344), maréchal de France en 1318.
Mathieu de Thrie succéda à Jean de Beaumont comme maréchal de France. Il accompagna le comte de Valois dans la conquête de la Guyenne. En 1325, il commanda un corps de troupe contre les Flamands. Membre de la Ligue des Seigneurs Normands, il offrit en 1339 à Philippe de Valois de mettre sur pied un corps de quatre mille gentilshommes et quarante mille hommes pour la conquête de l’Angleterre. Dans la campagne de Flandres de 1339, il commandait l’armée sous Philippe de Valois. Il ravagea le pays puis s’enferma dans Tournai qu’assiégeait Edouard III. La paix mit fin au siège. Il mourut en 1344, comblé de gloire et d’honneurs.


• Jean des Barres (° ? - ? ?), maréchal de France en 1318.
Jean des Barres, chevalier, seigneur de Chaumont-sur-Yonne, fut envoyé en Lorraine en 1311 avec Joinville et Simon de Montfort pour négocier avec le duc de Thibault. Le roi l’éleva à la dignité de maréchal de France en 1318 à la place de Jean de Gretz. Il fut envoyé en ambassadeur en 1319 auprès de Robert III comte de Flandres. Une lettre du roi, de janvier 1322, lui assure une rente de cinq cents livres parisis. La date de sa mort n’est pas connue.


• Bernard VI de Moreuil, seigneur de Moreuil (° ? - ? 1350), maréchal de France en 1322.
Bernard VI de Moreuil prit part à la campagne de Flandres en 1314 sous le comte de Saint-Pol. Il fut envoyé, en qualité de commissaire, pour la réformation du royaume, aux bailliages de Senlis, Chartres et Paris. Il fut nommé en 1322 maréchal de France. En 1344, il fut envoyé aux frontières de Calais et de Boulogne. Il fut nommé gouverneur de l’héritier de France, Jean, et roi le rétablit ensuite dans la charge de maréchal, en fit son lieutenant après la journée de Crécy, et l’envoya défendre Boulogne contre les Anglais. Moreuil mourut vers 1350.


• Robert VII Bertrand de Bricquebec, vicomte de Roncheville (° ? - ? 1348), maréchal de France en 1325.
Robert-Jean Bertrand, baron de Briquebec, vicomte de Roncheville, fut lieutenant du roi en Guyenne, Saintonge, en Normandie et en Flandres. En 1321, le roi l’envoya comme ambassadeur en Bohême. En 1325, il se bat en Guyenne contre les Anglais. En 1325, il fut nommé membre du conseil du roi et en 1336 député de la noblesse de Normandie. Il négocia, en 1336 à Paris, un traité d’alliance avec Ferdinand roi de Castille. Il servit aux armées de 1338 à 1341, selon les Chroniques de Froissart. Il mourut en 1348.


• Anceau de Joinville (° 1265 - ? 1343), maréchal de France en 1339.
Anceau de Joinville est le fils de Jean de Joinville, le chroniqueur de Saint Louis.


• Charles de Montmorency, sire de Montmorency (° ? - ? 1381), maréchal de France en 1344.
Charles de Montmorency, chevalier, conseiller et chambellan du roi, pannetier de France et gouverneur de Picardie, fut élevé à la dignité de maréchal de France en 1344. Il commanda l’armée que le duc Jean de Normandie mena en Bretagne au secours de Charles de Blois. Il accompagna ce prince en Guyenne contre le comte de Derby en 1345 et se distingua à la Bataille de Crécy en 1346. Gouverneur de Picardie, il défit Oudart, Bâtard de Rentry en 1348. Il fut des Grands de France qui conclurent le traité de Brétigny entre le roi de France Jean II et celui d’Angleterre, Édouard III, le 8 mai 1360. Il mourut le 11 septembre 1381 et fut inhumé en l’église de l’Abbaye du Val à Presles, près de Beaumont-sur-Oise.


• Robert de Waurin, seigneur de Saint-Venant (° ? - ? 1360), maréchal de France en 1344.
Robert de Waurin servit sous Philippe de Valois de 1325 à 1328. Il fit partie en 1337 de l’assemblée de la noblesse de Picardie. En 1344, il conduisit avec Charles 1er, sire de Montmorency, l’armée de Jean de France, duc de Normandie, en Bretagne. En 1345, il accompagna ce prince en Guyenne, pour combattre le comte de Derby. Selon Froissart, il commanda l’armée royale en 1346. En 1355, il servit en Picardie sous le maréchal d’Audeneham. Il mourut en 1360.


• Guy II de Nesle d'Offémont, seigneur de Mello (° ? - ? 1352), maréchal de France en 1345.
Guy II de Nesle, seigneur de Mello et d'Offémont, était maréchal de France en 1345 suivant un titre de la Chambre des Comptes. Par lettre du roi du 30 août 1350, il fut nommé capitaine général d’Artois, du Bourbonnais et des Flandres. Il assista au sacre du roi Jean II le Bon. Il fut défait et fait prisonnier par les Anglais en Saintonge, puis libéré moyennant une rançon. Il fut tué au combat de Moron en Bretagne le 14 août 1352.


• Edouard de Beaujeu (° 1316 - ? 1351), maréchal de France en 1347.
Edouard de Beaujeu, surnommé « le Grand » était, dit un chroniqueur du temps, « très dévot à la Sainte Vierge… il mena quantité de gentilshommes au voyage d’Outre-mer et batailla longtemps contre ceux qui tenaient la loi de Mahomet ». Beaujeu accompagna Philippe de Valois après la défaite de Crécy en 1346. Il fut élevé à la dignité de maréchal de France en 1347. En 1351, sous Jean II, il battit les Anglais à Ardres, mais fut tué à la fin de l’action. Il fut inhumé à l’abbaye de Belleville-sur-Saône dans la sépulture des Sires de Beaujeu.


• Arnoul d'Audeneham, sire d'Audeneham (° ? - ? 1370), maréchal de France en 1351.
Arnoul, sire d’Audeneham, est un conseiller du roi qui eut l'honneur d'être désigné comme porte-oriflamme de France. Il fut nommé capitaine souverain et lieutenant général de Bretagne, d’Angoumois, de Picardie, de Normandie et de Languedoc, sous le règne des rois Philippe de Valois et Jean le Bon. Il fut fait prisonnier par les Anglais à la bataille de Poitiers en 1356. À son retour d’Angleterre, il servit en Languedoc contre les Compagnies. Il suivit Du Guesclin en Espagne où il prêta secours à Henri de Transtamare. Il fut battu et fait prisonnier à la bataille de Nájera en 1367. Il fut déchargé de son office de maréchal en 1369 pour être nommé porte-oriflamme. Malgré son grand âge, il voulut à nouveau suivre Du Guesclin en Espagne en 1370, mais il mourut dès son arrivée, en décembre de cette année. Par ordre du roi, ses obsèques eurent lieu à Paris, aux Célestins.


• Rogues de Hangest, seigneur d' Avesnecourt (° ? - ? 1352), maréchal de France en 1352.
Rogues, seigneur de Hangest et d’Avesnecourt, prit part à la guerre contre les Anglais en 1337. Il accompagna Philippe VI de Valois au siège de Tournai en 1340. Il se trouvait au camp de Bouvines près de Tournai, lorsque Edouard III, roi d’Angleterre, provoqua Philippe VI en combat singulier. Il reçut la charge de pannetier du roi en 1344 et la dignité de maréchal de France en 1352. Il mourut la même année.


• Jean de Clermont, seigneur de Chantilly (° ? - ? 1356), maréchal de France en 1352.
Jean de Clermont, premier du nom, seigneur de Chantilly et vicomte d’Aunay, servit sous le comte d’Eu au frontières de Flandres et de Hainaut en 1340. Il suivit le duc de Normandie à Avignon et en Languedoc. En récompense de ses services, le roi lui donna le bâton de maréchal en remplacement de Guy de Nesle. En 1352, il fut envoyé en Flandres pour négocier la paix avec les Anglais. La paix fut signée en 1354, ce qui valut au maréchal le gouvernement du Poitou, de la Saintonge, de l’Angoumois, du Périgord et du Limousin. Il fut tué à la bataille de Nouaillé-Maupertuis, près de Poitiers, le 19 septembre 1356.


• Jean Ier Le Meingre, dit Boucicaut, surnommé le Brave (° 1316 - ? 1367), maréchal de France en 1356.
Jean Ier Le Meingre, était originaire de Touraine. Dès son plus jeune âge, il servit en Gascogne et en Flandres avec éclat. Surnommé « le Brave », il reçut la charge de maréchal de France en 1356. Il fut l’un des négociateurs du traité de Brétigny, signé avec le roi d’Angleterre le 8 mai 1360, et accompagna le roi Charles V dans son voyage d’Avignon en 1362. Boucicaut enleva au roi de Navarre les villes de Mantes et de Meulan. Il prit part à l’expédition contre les Grandes Compagnies, et remplaça Du Guesclin dans le commandement des troupes de Normandie. Il mourut à Dijon le 15 mars 1367 et fut inhumé en l’église collégiale de Saint-Martin de Tours, dans la chapelle de sa famille.


• Jean IV de Mauquenchy, sire de Blainville (° ? - ? 1391), maréchal de France en 1368.
Jean de Mauquenchy, sire de Blainville, participa au siège de Honfleur en 1357. En 1364, avec Pierre Novare, il fit le siège de La Charité et prit cette ville. Il fut élevé à la dignité de maréchal de France en 1368 à la mort du maréchal Boucicaut. En 1370, de concert avec Du Guesclin, il défit l’armée anglaise à Mont-Allain et fit prisonnier son chef, Grandson. En 1373, il s’empara de la ville de Bécherel après un siège d’une année. En 1377, il accompagna le duc de Bretagne à la prise d’Ardres. Il mourut en 1391.


• Louis II de Champagne, comte de Sancerre (° 1342 - ? 1402), maréchal de France en 1369.
Louis de Champagne fit ses premières armes contre les Anglais à l’age de dix-sept ans. Olivier de Clisson et lui furent frères d’armes du connétable Du Guesclin et le secondèrent dans sa conquête de la Guyenne. Il fut nommé maréchal de France en 1369 et commandant de l’armée de Guyenne. On le connaît dès lors sous le nom de maréchal de Sancerre. Il fut nommé connétable de France le 26 juillet 1397, à la mort du comte d’Eu. En 1398, il marcha contre le captal de Buch, au comté de Foix, et lui imposa la paix. Il mourut en 1402 et fut inhumé en la basilique de Saint-Denis, à coté de la chapelle du roi Charles V.


• Jean II Le Meingre, dit Boucicaut (° 1366 - ? 1421), maréchal de France en 1391.
Jean II Le Meingre, Boucicaut deuxième du nom, était le fils du maréchal de France Jean Le Meingre 1er et de Florie de Linières, dame de la Bretinière. Il fut élevé à la cour comme page d’honneur du roi Charles VI. Le duc de Bourbon le fit chevalier à la veille de la bataille de Roosebeque en 1382. Il était d’une force et d’une bravoure extraordinaires et défit en combat singulier les plus fameux chefs anglais. Le roi lui remit en grande solennité le bâton de maréchal le jour de Noël 1391 en l’église de Saint-Martin de Tours. Boucicaut accompagna Jean de Bourgogne en Hongrie pour porter secours au roi de ce pays menacé par les Turcs. Il fut fait prisonnier à la bataille de Nicopolis. Libéré après paiement d’une rançon, il fut nommé gouverneur de Gênes en 1401. Il s’empara de la ville de Famagouste à Chypre, mais fut défait par les Vénitiens dans un combat naval en 1403. Les Génois se soulevèrent contre lui et massacrèrent tous les Français en 1409. Il ne put réduire la sédition et rentra en France. Il commandait l’avant-garde à la bataille d’Azincourt en 1415. Fait prisonnier, il fut emmené en Angleterre ou il mourut en 1421. Il fut inhumé en la Basilique de Saint-Martin de Tours, dans la chapelle de sa famille avec épitaphe qui lui donne le titre de « Grand Connétable de l’Empereur et de l’Empire de Constantinople ».


• Jean II de Rochefort, sire de Rieux (° 1342 - ? 1417), maréchal de France en 1397.
Jean II, sire de Rieux et de Rochefort, chevalier breton, rendit de grands services au roi Charles VI qui le nomma maréchal de France par lettres patentes du 19 décembre 1397. Il fut l'un des signataires du second traité de Guérande en 1381 par lequel le duc de Bretagne Jean IV était rétabli dans ses droits, acceptait de rendre l'hommage simple au roi de France Charles VI régnant depuis peu, abandonnait l'alliance avec les Anglais et devait verser une indemnité qui ne fut pas payée. Il défit les Anglais qui ravageaient la Bretagne en 1404 et, l’année suivante, fut envoyé au Pays de Galles pour une expédition de représailles. Le résultat de cette expédition ne fut pas heureux. Son grand âge et ses blessures ne lui permettant plus d’exercer ses fonctions, il en fut, à sa demande, déchargé le 12 août 1417. Il mourut la même année en son château de Rochefort ou il fut inhumé.


• Pierre de Rieux et de Rochefort (° 1389 - ? 1439), maréchal de France en 1417.
Pierre de Rieux succéda à son père Jean de Rieux à la fonction de maréchal de France le 12 août 1417. Il se trouvait à Paris en 1418 quand la ville fut prise par les Bourguignons. Destitué par ceux-ci et maintenu par le dauphin Charles, régent du royaume, il le conduisit à Bourges. Il combattit les Anglais en Angoumois, en Normandie et enfin au Mans ou il fut prit dans une sortie. Il paya sa rançon et revint guerroyer en France. En 1429, il prit Avranches et assista Jeanne d'Arc au siège d’Orléans. En 1435, il défendit Saint-Denis assiégé par les Anglais, leur reprit Dieppe et les força à lever le siège d’Harfleur. En 1437, de concert avec le connétable de Richemont, il s’empara du Pays de Caux. En 1438, il tomba aux mains de Guillaume de Flavy, commandant de la ville de Compiègne et dévoué aux Anglais. Jeté en prison, il mourut de misère en 1439, après neuf mois de captivité.


• Claude de Beauvoir, seigneur de Chastellux et vicomte d'Avallon (° 1385 - ? 1453), maréchal de France en 1418.
Issu d’une ancienne famille de Bourgogne, Claude de Beauvoir, sire de Chastellux, vicomte d’Avallon, assista à la dernière période de la guerre de Cent Ans, qui se termina en 1453, l’année même de sa mort, et marque la fin d’une ère de l’Histoire de France. Nommé en 1409 chambellan du duc de Bourgogne, il servit fidèlement ce prince pendant toute sa vie. Il prit part aux luttes entre les Armagnacs qui avaient fait assassiner Jean sans Peur et Bourguignons qui avaient à cœur de venger leur duc, puissant seigneur qui tenait en échec le roi de France et reconnaissait la domination anglaise. Chastellux assista au désastre d’Azincourt en 1415, et contribua à la prise de Paris par les Bourguignons en 1417. le roi Charles VI lui remit le bâton de maréchal de France le 2 juin 1418 et l’établit son lieutenant et capitaine général dans le duché de Normandie. Chastellus enleva aux Anglais la place de Louviers, et le roi lui donna des témoignages de sa satisfaction en lui accordant de grands biens. Mais la mort de Charles VI changea la face des choses. Charles VII étant brouillé à mort avec le duc de Bourgogne, le sire de Chastellux combattit dès lors le roi de France. Il soutint en 1423 le siège de Cravant, place considérée comme une des clefs de la Bourgogne, contre l’armée de Charles VII et fit prisonnier Stuart, connétable d’Ecosse. Mémorable victoire qui assura le triomphe des Bourguignons et valut à Chastellux de grands honneurs. Chastellux représenta le duc de Bourgogne à l’assemblée tenue à Auxerre en 1432 pour négocier la paix générale avec le cardinal de Sainte-Croix, légat du Pape et les ambassadeurs des rois de France et d’Angleterre. Chastellux apposa son sceau au traité qui fut conclu à la fin de 1432. Le maréchal de Chastellux mourut en 1453 et fut inhumé en la cathédrale d’Auxerre.


• Jean de Villiers de l'Isle-Adam (° 1384 - ? 1437), maréchal de France en 1418.
Jean de Villiers, seigneur de L’Isle-Adam, fut fait prisonnier par les Anglais au siège d’Harfleur. Ayant payé rançon, il fut nommé par Charles VI maître des eaux et forets de Normandie. Il s’engagea dans la faction du duc de Bourgogne et participa à la prise de Paris et au massacre du 29 mai 1418. Il fut créé maréchal la même année à la place de Boucicaut. Après avoir défendu Beauvais contre les Anglais, il fut arrêté à Paris par le Duc d’Exeter en 1420 et destitué de sa charge. Remis en liberté en 1422, il servit les Anglais sous le duc de Bedford et assiégea Meulan. Rétabli dans la charge de maréchal de France, il rejoignit le duc de Bourgogne qui le fit gouverneur de Paris en 1429 et chevalier de la Toison d’Or. Il servit au siège de Lagny en 1432, prit Saint-Denis en 1435. Il revint alors au service du roi Charles VII, prit Pontoise sur les Anglais et ramena Paris à l’obéissance à son roi légitime en 1346. Ayant accompagné le duc de Bourgogne à Bruges, il y fut tué au cours d’un soulèvement populaire le 22 mai 1437. Il fut inhumé dans l’église Saint-Donatien de cette ville.


• Jacques de Montberon (° ? - ? 1422), maréchal de France en 1418.
Jacques, seigneur de Montberon en Angoumois, servit dans les guerres de Gascogne. Il assista au sacre de Charles VI, accompagna le roi dans son expédition de 1382 contre les Flamands et fut nommé sénéchal d’Angoulême. En 1387, il passa en Gascogne et servit sous le maréchal de Sancerre. Rallié au parti bourguignon, il fut nommé maréchal de France en 1418 par le duc de Bourgogne, alors régent. Mais il fut destitué en 1422 sous la régence du roi d’Angleterre. Il mourut la même année.


• Gilbert III Motier de La Fayette (° 1396 - ? 1464), maréchal de France en 1421.
Gilbert Motier de La Fayette servit dès son plus jeune âge en Italie, sous le duc de Nemours, et se distingua dans la défense de Bologne contre les Vénitiens. Revenu en France, il prit part au siège de Soubise et reprit Compiègne en 1415. Il était en 1418 conseiller et chambellan du roi et du dauphin régent du royaume. Il fut ensuite nommé capitaine général du Lyonnais et du Mâconnais. Maréchal de France en 1421, il battit les Anglais à Baugé, où il tua de sa main le duc de Clarence. En 1429, il revint au secours d’Orléans avec trois cents hommes d’armes. Il fut un des principaux capitaines qui chassèrent les Anglais hors du royaume. Le 17 juillet 1429, il accompagna Charles VII à son sacre à Reims. Il mourut en février 1464 et fut inhumé dans la chapelle qu’il avait fait édifier à l’abbaye de la Chaise-Dieu.


• Antoine de Vergy (° ? - ? 1439), maréchal de France en 1422.
Antoine de Vergy, comte de Dammartin, chevalier, conseiller et chambellan du roi, fut blessé en 1419 lors de l’assassinat de Jean sans Peur à Montereau. Il se rallia aux Anglais et fut élevé à la dignité de maréchal de France en 1422 par le roi d’Angleterre Henri V qui avait prit le titre de régent de France pendant la maladie de Charles VI. Vergy fut nommé chevalier de La Toison-d’Or en 1430 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et fait gouverneur de Bourgogne, de Champagne et de Brie. Il défit en 1423 les troupes de Charles VII à Cravant et prit part à la bataille de Bulgneville où René d’Anjou fut fait prisonnier par Antoine de Lorraine. Il mourut en 1439.


• Jean de La Baume, comte de Montrevel-en-Bresse (° ? - ? 1435), maréchal de France en 1422.
Jean de La Baume, premier du nom, comte de Montrevel-en-Bresse, chevalier, conseiller et chambellan du roi se signala dès 1379 au siège du château d’Ornacieu en Dauphiné. En 1390, sous le duc d’Anjou, il commanda les troupes dans l’expédition du Royaume des Deux–Siciles. En 1390, il accompagna à nouveau le duc d’Anjou dans sa deuxième expédition au royaume de Naples. Il fut élevé en 1422 à la dignité de maréchal de France par le roi d’Angleterre Henri V, régent du royaume de France, et fut établi prévôt et gouverneur de Paris. Après avoir servi le duc de Bourgogne qui le chargea de défendre Mâcon, il fut créé comte de Montrevel par le duc de Savoie en 1435. Il mourut en cette même année.


• Amaury de Séverac, seigneur de Beaucaire et Chaude-Aigues (° ? - ? 1427), maréchal de France en 1424.
Amaury, seigneur de Séverac, de Beaucaire et de Chaudes-Aigues, débuta en Flandres sous le comte d’Armagnac. Il passa ensuite en Aragon ou il fut fait prisonnier. Après avoir payé sa rançon, il conduisit des troupes en Lombardie en 1395 et défit le comte de Valentinois. Il commandait l’armée royale à la bataille de Cravant en 1423, où il fut battu par les Bourguignons. Élevé à la dignité de maréchal de France en 1424, il fut nommé capitaine général pour le Lyonnais, le Mâconnais et le Charolais. Il avait fait en 1425 un testament en faveur du comte d’Armagnac. Le comte de Pardiac qui avait espéré hériter de lui le fit assassiner en 1427 au château de Gaige.


• Jean Ier de Brosse de Boussac, baron de Sainte-Sévère (° 1375 - ? 1433), maréchal de France en 1426.
Jean de Brosse, baron de Boussac et Sainte-Sévère, était originaire du Berry. Les ruines du château familial sont visibles près de Saint-Benoît-du Sault. Jean de Brosse guerroya tout sa vie contre les Anglais et, en maintes occasions, aux cotés de Jeanne d’Arc. Le roi Charles VII, à qui il demeura toujours fidèle, en fit son chambellan et le chef de sa garde personnelle. Boussac se distingua au siège d’Orléans, à la bataille de Patay en 1429. Il était aux côtés de Charles VII lors du sacre en la cathédrale de Reims, et reçut le bâton de maréchal de France le 14 juillet 1426. Il prit part au siège de La Charité et força les Anglais à lever les sièges de Compiègne et de Lagny en 1431. Après la mort de Jeanne d’Arc, Boussac voulut reprendre Rouen. Il allait en chasser les Anglais, lorsque ses troupes mal payées se révoltèrent. Le maréchal, malade, se retira et mourut peu après, en juin 1433. Il jouissait d’une grande renommée. Le fameux Rodrigue de Villandrando, chef des Grandes Compagnies, s’était engagé à ne pas faire la guerre au roi de France, au comte de Clermont, au vicomte de Turenne et à monseigneur le maréchal de Sainte-Sévère « qu’il aiderait contre tous et tout, sauf contre le roi ». Boussac avait vendu jusqu’à sa vaisselle d’argent pour payer ses troupes. Il fut excommunié pour dettes, mais son fils put le faire inhumer en terre chrétienne, à l’abbaye de Pré-Benoît, en levant un impôt sur ses terres pour désintéresser ses créanciers.


• Gilles de Laval, seigneur de Rais, d'Ingrande et de Champtocé (° 1404 - ? 25 octobre1440), maréchal de France en 1429.
Gilles de Montmorency-Laval, dit Gilles de Rais, est apparenté à la famille de Montmorency. Baron et seigneur de Rais (Retz), d’Ingrande et de Champtocé, conseiller et chambellan du roi, il fut un des plus actifs et des plus courageux chevaliers qui combattirent aux cotés de Jeanne-d’Arc. Maréchal de France en 1429, il se distingua au siège d’Orléans, à la prise des villes et des forteresses d’Yenville, Jargeau, Mehun et Beaugency. Il assista au sacre de Charles VII à Reims le 17 juillet 1429. Il força les Anglais à lever le siège de Lagny en 1434. Gilles de Rais se retira dès lors en son château de Tiffauges, au nord de la Vendée, se livra à une grande dissipation de ses biens, à toutes sortes de folies monstrueuses et de crimes odieux, qui lui valurent une triste célébrité et le surnom bien plus tardif de « Barbe Bleue ». Il réussit par la menace à échapper pendent dix ans à la justice, mais le scandale fut si public que, accusé de magie et de sortilèges, il fut arrêté et enfermé dans le château de Nantes. Il manifesta un grand repentir et exhorta ses complices à la pénitence. En présence d’un immense concours de peuple, il fut pendu et son cadavre brûlé le 25 octobre 1440. Il fut inhumé à Nantes, en l’église de Notre-Dame-des-Carmes.


• André de Laval-Montmorency, seigneur de Lohéac et de Retz (° 1408 - ? 1486), maréchal de France en 1439.
André de Montmorency-Laval, seigneur de Lohéac et de Retz était, par sa mère, petit-fils du connétable Du Guesclin. Dès l’âge de douze ans il fit ses premières armes contre les Anglais au combat heureux de la Gravelle, et fut armé chevalier sur le champ de bataille. En 1427, il fut pris par les Anglais dans son château de Laval. Libéré moyennant une rançon de vingt-quatre-mille écus, il combattit au siège d’Orléans et à la bataille de Patay. Charles VII le nomma amiral en 1437, puis maréchal de France en 1439. Il se distingua aux prises de Pontoise, du Mans, de Coutances, de Caen, de Cherbourg, de Bayonne et de Cadillac, ainsi qu’aux batailles de Formigny et de Castillon en 1453. Il ramena à l’obéissance le comté d’Armagnac en 1455. Au début de son règne, Louis XI le suspendit de sa charge. Il lui rendit sa faveur peu de temps après en 1465, le nomma Aamiral et lui décerna le collier de l’Ordre de Saint-Michel.


• Philippe de Culant de Jaloignes, seigneur de la Croisette, de Saint-Armand et de Chalais (° ? - ? 1454), maréchal de France en 1441.
Philippe de Culant, seigneur de Jaloignes, de la Croisette, de Saint-Armand, sénéchal du Limousin, se distingua sous le roi Charles VII dans les guerres contre les Anglais. Il contribua à la prise de Meaux en 1439 et à celle de Pontoise en 1441. Il y reçut de Charles VII le bâton de maréchal. Il accompagna le dauphin dans la guerre d’Allemagne en 1444 et se signala ensuite aux prises de Taillebourg, de Tartas, du Mans, de Pont-Audemer, de Château-Gaillard, de Rouen, de Bayeux, de Saint-Sauveur-le-Vicomte, de Caen et de Cherbourg. Il contribua à la conquête de la Guyenne, et particulièrement aux sièges de Bergerac et de Castillon en 1451. Il était aux cotés du comte de Dunois lors de son entrée triomphale dans la ville de Bordeaux. Il se trouva encore à la reprise de Castillon en 1453 et au siège de Cadillac.


• Jean Poton de Xaintrailles, sénéchal de Limousin (° 1390 - ? 1461), maréchal de France en 1454.
Jean Poton, seigneur de Xaintrailles, gentilhomme de Gascogne, maître de l’Écurie du roi, bailli de Berry et sénéchal du Limousin, prit part à la bataille de Verneuil en 1424. Il fut blessé au siège d’Orléans en 1427. Il se fit remarquer par son courage, son audace, son ardeur contre les Anglais. Fait prisonnier à Cravant, il fut racheté par le roi. Il s’attacha à Jeanne d’Arc dès son apparition, la seconda à Patay, à Orléans, et força les Anglais à lever le siège de Compiègne. En 1435, il gagna avec La Hire le combat de Gerberoy et fit prisonnier le comte d’Arundel. Il prit une part active à la conquête de la Normandie et de la Guyenne. Le roi lui donna la ville de Saint-Macaire et le nomma maréchal de France en 1454. Il mourut à Bordeaux en 1461. Les registres du Parlement le qualifient ainsi : « Un des plus vaillants capitaines du royaume de France, qui fut cause avec La Hire de chasser les Anglais ». Il légua la plus grande partie de ses biens à des œuvres pies.


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