La légende arthurienne n'est ni une affaire de spécialistes érudits penchés à en pâlir sur de très vieux manuscrits, ni le sujet exclusif de quelques amoureux de la reconstitution médiévale, encore moins le domaine de ceux qui, forts — croient-ils — de leurs origines, revendiquent à eux seuls l'héritage d'Arthur et de Merlin.
À la lecture de la légende, il nous semble que peut naître l'idée de rechercher le tout autre et de s'en enrichir ; ou celle de regarder le monde et de s'apercevoir qu'il a plus de profondeur et de mystère que notre raison ne le dit. Le grand mérite de cette merveilleuse histoire — une éthique et une esthétique à la fois — est aussi rappeler qu'à celui qui ose s'engager sur le chemin de l'aventure, fort de sa foi et de sa générosité, tout reste possible.

Mort d'Arthur, John Mulcaster Carrick, 1862
Le roi Arthur, soutenu par son ultime écuyer, Bedevere ou Girflet
fils de Do, voit devant lui la nef des fées venues le chercher
pour l'emmener reposer en Avalon.

 

Le domaine arthurien, mythique, légendaire, littéraire, vit tout entier dans le monde de l'esprit, de l'art et de la littérature. Générateur de rêve, déclencheur de création, modèle d'action, il fait partie de ce qui aide à affronter le monde, à l'embellir. Il est ouvert à tous, et nous espérons simplement permettre à quelques nouveaux fervents de s'approprier le monde du roi qui fut et sera.

Peinture d'Edward Blair Leighton

Le départ des chevaliers pour la Quête
Tapisserie de Burne-Jones et William Morris.
À droite, Gauvain est déjà prêt, bouclier et lance à la main.
À gauche, Lancelot, qui n'est pas encore armé,
s'attarde auprès de la reine Guenièvre qui lui remet son écu.

PETIT GLOSSAIRE ARTHURIEN
ARTHUR (Artus, Artu, Artorius): Personnage à la fois mythologique et historique, généralement considéré comme un Romain ou un Celte romanisé de la fin du Vème et du début du VIème. Ce nom apparu pour la première fois dans la Vita Columbae de ADOMNAN sous la forme "Arturius" (Artuir), fils D'AEDAN MAC GABRAIN, le chef de la colonie irlandaise de DALRIADA (sud ouest de l'Écosse), lequel fut tuée dans une bataille contre les Miathi, à Tigernach, en 596. Un poème gallois de la fin du VIème siècle, attribué à ANEURIN, GODODDIN, glorifie l'un des combattants de la bataille de KATTRAETH en le montrant "rassasiant les corbeaux sur le rempart de la cité, bien qu'il ne soit pas Arthur." L'EXPULSION DES DESSI ( fin du VIIIème siècle) inscrit dans une généalogie des guerriers qui se sont installés à DEMED, un certain "Arthur, fils de Retheoir". "Arthur, de Petr" de DYFED, mentionné au début du VII siècle, pourrait être notre héros ou tout simplement, son homonyme.

Aucun de ces exemples, cependant, n'établit de rapport quelconque entre Arthur et la bataille du MONT BADON. Pour cela, nous devons nous tourner vers le chroniqueur gallois NENNIUS, qui, dans son HISTORIA BRITONUM (v.830), fait d'Arthur le vainqueur de cette bataille (v.500). NENNIUS, qui qualifie Arthur de "Dux bellorum", dit qu'il livra douze batailles contre les Saxons au côté des rois bretons. Au cours de la dernière qui fut disputé sur le MONT BADON, Arthur lui-même massacra 960 ennemis. Dans une partie de cet ouvrage composé par la suite, les Mirabilia, NENNIUS ajouta deux commentaires révélateurs : l'un concerne une pierre, portant l'empreinte de patte du chien d'Arthur, CABAL, et qui retourne invariablement à sa place, sur le sommet d'un cairn, si elle est déplacée, et le second parle du tertre funéraire du fils d'Arthur, Anir qui change constamment de taille.
La bataille de MONT BADON est également rapportée (année 72, approximativement admises comme 516) par l'auteur anonyme des ANNALES CUMBRIAE (Xème siècle) qui déclarent que Arthur a "porté la croix de notre seigneur Jésus Christ sur son bouclier pendant trois jours et trois nuits). Les ANNALES CUMBRIAE mentionnent également la bataille de CAMLANN (année 93, correspondant environ à 537) dans laquelle périrent "Arthur et Medrawt"), ce qui pourrait laisser penser que la trame de l'histoire complète existait déjà dans la tradition orale de cette époque (c'est-à-dire, un demi siècle après la bataille de MONT BADON) .
D'autres ouvrages - les chroniques de GUILLAUME DE MALMESBURY, par exemple, les vies de saints comme celle de CARANTOC , les TRIADES, des récits tel que KULHWCH ET OLWEN ou le SONGE DE RONABWY - illustrent, bien que fragmentairement, l'évolution de cette légende de NENNIUS à GEOFFROY DE MONMOUTH. La légende, rapportée par HERMAN DE LAON,qu'en 1113 le "siège" et le "four" d'ARTHUR furent montrés, en Cornouailles, à neuf chanoines de Laon, et le portail de la cathédrale de MODENE représentant l'enlèvement de GUENIEVRE prouvent que la légende d'ARTHUR à circulé d'un pays à l'autre avant d'être mise par écrit dans l'HISTORIA REGUM BRITANNIAE.
En effet, ce n'est que dans la chronique de GEOFFROY DE MONMOUTH que l'histoire complète a été pour la première fois mise par écrit : ARTHUR y est conçu par UTHER PENDRAGON et IGERNE DE CORNOUAILLES, avec l'aide de l'enchanteur MERLIN. Il soumet les rois bretons rebelles et conquiert la quasi-totalité de l'Europe jusqu'à ce que, trahi par son neveu MORDRED et gravement blessé au cours d'une bataille, il soit amené à AVALON pour y être soigné.
En 1155, probablement à la requête d'ALIENOR D'AQUITAINE, le poète anglo-normand WACE adapte la prose latine de GEOFFROY DE MONMOUTH en y ajoutant divers éléments, tels la TABLE RONDE est l'espoir du retour Arthur, mais aussi l'atmosphère courtoise qui va, de plus en plus, envahir la légende.

BEDIVERE (BEDWYR, BEDUIER) : Sous le nom de Bedwyr, chevalier qui part avec KULWCH à la recherche d'OLWEN et inflige à YSPADADDEN sa première blessure au genou (KULWCH et OLWEN). Selon le souhait d'ARTHUR, il remet son épée à la DAME DU LAC. Dans l'oeuvre de LAYAMON, il meurt dans la bataille livrée près de LANGRES contre LUCIUS et les Romains et remportée par les Bretons. Il est le frère du bouteiller d'ARTHUR, LUCAN.

CAMELOT : Principale résidence d'ARTHUR dans les romans français, mentionnée pour la première fois dans LANCELOT de CHRETIEN DE TROYES qui aurait aussi pu franciser CAMlann. Au XVIème siècle, John Ireland l'identifie comme étant le château de CADBURY, manifestement à cause de la proximité du village de Camel. D'un point de vue philologique, cependant, il s'agirait de CAMULODUNUM (actuel Colchester).

DAME DU LAC : Il en existe plusieurs souvent assimilées sur le continent à VIVIANE : (1) la fée qui élève LANCELOT et ses cousins, LIONEL et BOHORT, puis les envoie à la cour d'ARTHUR pour y être armés chevaliers (LIVRE DE LANCELOT); (2) Viviane (également appelée Niviene, Nimiane) qui, dans le LANCELOT-GRAAL et dans l'œuvre de MALORY, trompe MERLIN en retournant contre lui ses propres enchantements ; (3) le personnage vêtu d'un brocart brodé (MORTE DARTHUR) qui donne EXCALIBUR à ARTHUR et qui la reprendra ; (4) la femme décapitée par BALIN.

EXCALIBUR (CALIBOR, CALIBURNUS, ESCALIBOR, KALEDVWLCH) : Du gallois caled-fwjch, "à la dure entaille", épée fabuleuse d'ARTHUR (CALIBURNUS dans GEOFFROY DE MONMOUTH), identifiée comme étant l'épée CALEDBOLG que brandit FERGUS dans la Razzia des vaches de Cooley. Dans la QUESTE DEL SAINT GRAAL, une main s'en saisit lorsqu'ARTHUR, gravement blessé, dans la bataille qui vient de l'opposer à MORDRED, la fait jeter dans un lac. En 1191, RICHARD Ier offrit à Tancrède de Sicile, Excalibur, qui aurait été retrouvée à GLASTONBURY.
GAUVAIN (lat. Gualganus, Walganus, gall. Gwalchmei "Faucon de Mai", bret. Walchmoe) : L'un des chevaliers arthuriens les plus évoqués. À l'origine, il possède les attributs d'un dieu solaire. Il est le neveu D'ARTHUR, le fils aîné du roi LOT (de Gwyar dans KULHWCH ET OLWEN) et de MORGAWSE d'Orcanie (ANNA dans GEOFFROY DE MONMOUTH) et le frère, dans la légende anglaise, d'AGGRAVAIN, GAHERIS, GARETH et du traitre MORDRED (AGGRAVAIN, MORDRED, GUEREHES et GAHERIET dans le LANCELOT-GRAALl). Mortellement blessé par LANCELOT, il meurt lorsque ARTHUR revient du continent pour combattre MORDRED. Doté de toutes les vertus chevaleresques, il incarne la fidélité absolue au souverain, mais parfois il a la réputation d'un débauché et d'un tricheur ainsi que d'un "mondain". Un nombre certain de romans, en particulier SIR GAWAIN AND THE GREEN KNIGHT ou la MORTE DARTHUR de MALORY, reflètent toutes les facettes de ce personnage.
GORLOIS :Duc de CORNOUAILLES et mari d'YGERNE dans l'oeuvre de GEOFFROY DE MONMOUTH. Ayant pris son apparence, grâce à la magie de MERLIN, UTHER se substitue à lui dans le lit d'YGERNE au château de TINTAGEL, et engendre ARTHUR.
GUENIEVRE ( GWENHWYVAR, GUANHUMARA) : Epouse d'ARTHUR, fille de LEODEGAN et maîtresse de LANCELOT. Elle est GUANHUMARA, d'une noble famille de Romains, dans l'oeuvre de GEOFFROY DE MONMOUTH et GWENHWYVAR dans les textes gallois. Selon une traduction possible de la TRIADE 21, ce nom est celui de trois femmes, toutes trois "épouses d'ARTHUR" ; la traduction la plus courante cependant la cite comme l'une des "Trois grandes dames de la cour d'ARTHUR". Enlevée et séquestrée par MELEAGANT, elle est délivrée par LANCELOT, son amant (LANCELOT). Elle est également ravie par MORDRED et, dans certaines versions, devient son épouse. Elle finit sa vie dans un couvent. CHRETIEN DE TROYES la considère comme un modèle courtois, mais MALLORY la présente comme une créature vaniteuse et hautaine. Tous s'accordent sur le fait que son amour illicite et continu pour LANCELOT participe à la chute du monde arthurien.
IGUERNE (IGRAINE, YGERNE, IGRAYNE) : Epouse du Duc de CORNOUAILLES (GORLOIS dans l'oeuvre de GEOFFROY DE MONMOUTH, HOEL dans ARTHOUR ET MERLIN) et mère d'ARTHUR, lequel fut engendré par UTHER, lorsque celui-ci, aidé par MERLIN, prit l'aspect de son mari pour pouvoir passer une nuit avec elle. Après le décès de ce dernier, elle épouse UTHER.
KEU ( KAI, KEI, KAY, CAI) : Son complet est "Kai Hir Din", c'est-à-dire l'homme long . Il apparait très tôt dans la littérature galloise (poème XXXI du LIVRE NOIR DE CAMARTHEN, DIALOGUE D'ARTHUR ET DE GWENHWYFAR, KULHWCH ET OLWEN et le SONGE DE RONABWY). Sénéchal d'ARTHUR, c'est un personnage plutôt grossier, fanfaron et vantard. Dans des versions postérieures, il est le fils d'ANTOR, le père adoptif d'ARTHUR.
LANCELOT : Amant de GUENIEVRE et modèle du chevalier courtois et provoque
(LANCELOT-GRAAL et MORTE DARTHUR). Il apparaît pour la première fois dans EREC et ENIDE de CHRETIEN DE TROYES. Ses amours adultères avec la reine GUENIEVRE sont le thème principal du LANCELOT (Le Chevalier à la Charette). Dans le LANCELOT GRAAL, il est le fils du roi BAN et de la reine ELAINE DE BENOIC. Élevé par la DAME DU LAC, il se rend à la cour D'ARTHUR où il se signale bientôt par ses prouesses. Victime d'un philtre qui lui donne l'illusion d'être avec GUENIEVRE, il passe une nuit avec la fille du roi PELLES et engendre GALAHAD. Les fils du roi LOT ayant dénoncé ses amours coupables avec GUENIEVRE, ARTHUR lui déclare la guerre, le forçant ainsi à retourner dans son royaume. Après le désastre de SALISBURY cependant, il revient en Grande Bretagne renverser les fils de MORDRED, puis se retire dans un monastère.
MERLIN : Magicien, prophète, et tuteur du jeune ARTHUR, il est l'un des plus anciens personnages arthuriens. Le nom Merlin, sous la forme Merlinus, apparaît pour la première fois dans la VITA MERLINI de GEOFFROY DE MONMOUTH, écrite vers 1132 : Merlin est un prophète solitaire qui vit au fond des bois. Dans les PROPHETIAE MERLINI(qui par la suite deviennent le Livre VII de l'HISTORIA) il est un enfant-prophète, nommé AMBROSIUS. Dans L'HISTORIA REGUM BRITANNIA (v.1135), il permet à UTHER de passer une nuit auprès de la femme qu'il convoitait, Igraine (YGERNE), et ainsi d'engendrer ARTHUR. Le LANCELOT-GRAAL (1230) retrace sa vie, de sa conception par un diable à son enchantement par VIVIANE (NIMUE,NIMIANE).
Ce personnage est issu du barde-prophète MYRDDIN (LIVRE NOIR DE CARMARTHEN). Son équivalent gallois est LAÏLOKEN et son pendant irlandais SUIBHNE GEILT, du moins pour la partie de la légende qui concerne sa période dans la forêt.
MORDRED ( MODRED) : Tantôt fils d'ARTHUR et de MORGANE (parfois d'ANNA), tantôt son neveu, fils de LOT d'Orcanie et de MORGAWSE, frère (ou demi-frère) de GAUVAIN. Il s'agit presque certainement de MEDRAWT qui, d'après les ANNALES CAMBRIAE, mourut à la bataille de CAMLANN. Dans l'oeuvre de GEOFFROY DE MONMOUTH, il est le traître qui, en l'absence d'ARTHUR, usurpa le trône et maltraita la reine, détail mentionné pour la première fois dans la TRIADE 19 du LIVRE ROUGE D'HERGEST : "Trois coûteuse expédition de pillage de l'île de PRYDEIN". Pour MALORY, sa naissance incestueuse est le symbole de la corruption qui mina la cour D'ARTHUR dès sa fondation.

MORGANE LA FEE : Epouse d'URYEN et demi-soeur d'ARTHUR. Ce personnage est certainement beaucoup plus ancien que la VITA MERLINI où il est apparu pour la première fois. Son nom pourrait venir de mori-gena, "née de la mer". Il évoque fortement MORRIGAN, la déesse guerrière irlandaise. Dans YVAIN, grâce à un onguent, elle purge la tête d'YVAIN de toute démence. Dans LANCELOT-GRAAL et dans la MORTE DARTHUR, son personnage est double : farouche ennemie d'ARTHUR et de GUENIEVRE, elle soigne pourtant les chevaliers arthuriens et conduit ARTHUR blessé dans l'île d'AVALON . Seul GEOFFROY DE MONMOUTH l'appelle ARGANTE.

PERCEVAL : L'un des élus du GRAAL. Élevé à l'écart du monde par une "Dame veuve", il voit un jour passer des chevaliers et décide de devenir l'un d'eux. Malgré les supplications de sa mère, il se rend à la cour d'ARTHUR pour y être armé chevalier. GORNEMENT, son tuteur, lui enseigne l'art de la chevalerie et le met en
garde contre le bavardage. Au cours d'une de ses aventures, PERCEVAL rencontre deux pêcheurs qui lui proposent de l'héberger dans leur château. Alors qu'il parle à son hôte, un cortège passe est repasse devant lui : un jeune homme porte une LANCE, une demoiselle un GRAAL et une autre un plat à découper. PERCEVAL s'abstient de poser des questions. Une hideuse demoiselle lui apprendra par la suite que s'il s'était informé, le roi du château aurait été guéri de son infirmité, et le royaume environnant aurait retrouvé sa prospérité. PERCEVAL n'aura de cesse que de percer le mystère du GRAAL. Dans le CYCLE DU PSEUDO-ROBERT DE BORON, il est le fils

d'ALAIN, lui-même fils de BRON. Maudit pour avoir tenté de s'asseoir sur le SIÈGE PÉRILLEUX, il part à la quête du GRAAL qu'il finit par trouver. Il pose les bonnes questions et guérit ainsi le ROI PÊCHEUR . Dans SIR PERCEVAL DE GALLES (XIXème siècle) il brûle des sorcières et tue des géants. Dans LE MORTE DARTHUR, il n'est qu'un chevalier du GRAAL parmi d'autres. Le pendant gallois de PERCEVAL est PEREDUR.

ROI-PÊCHEUR : Terme désignant les gardiens du GRAAL, parmi lesquels PELLINORE, PELLES et ALAIN, le "riche pêcheur". Dans l'œuvre de CHRETIEN DE TROYES, le Roi-Pêcheur est le cousin de PERCEVAL, il est son oncle dans PERLESVAUS et dans PARZIFAL, et son grand-père dans le DIDOT-PERCEVAL.

UTHER PENDRAGON :Maître de MABON (DIALOGUE AVEC GLEWLWYT GAFAELFAWR ) et père de Madog (DIALOGUE D’ARTHUR ET DE L’AIGLE). À la mort de Constantin le béni, VORTIGERN ayant usurpé le pouvoir, il s’exile avec AURELIANUS AMBROSIUS (Emrys Gwelid) en Bretagne Armoricaine. Ce dernier débarque en Grande Bretagne et poursuit VORTIGERN qui meurt brûlé dans sa forteresse. Uther succède à AMBROSIUS et s’éprend de l’épouse de GORLOIS, YGERNE. Aidé par MERLIN qui, par enchantement lui donne l’aspect de GORLOIS, Duc de CORNOUAILLES, il se glisse une nuit auprès d’elle et engendre ARTHUR. A la mort de GORLOIS, il épouse YGERNE qui lui donnent un deuxième enfant, ANNA (GEOFFROY DE MONMOUTH). Uther et Pendragon sont deux SURNOMS; Uther dérive du gallois Uthr, "terrible".
VIVIANE (NINIANE) : Nom donné à la DAME DU LAC en forêt de BROCELIANDE. Dérivé du breton ninian, il désignait au départ une nymphe des eaux.
VORTIGERN (Guothigern) : Dans la Triade 10, un des "Trois hommes de déshonneur dans l'île de PRYDEIN", Gwrtheyrn est celui qui donna des terres dans cette île aux Saxons. Dans l'oeuvre de GILDAS, il est le "roi fier" qui invite les Saxons en Angleterre pour lutter contre les Pictes et les Scots (v.428-430). Dans l'oeuvre de NENNIUS, pour se défendre contre les Saxons, il décide de faire construire une tour sur le mont Snowdon, mais les fondations de celle-ci sont retrouvées et détruites chaque matin. Les mages lui apprennent que pour enrayer cette destruction, le sang d'un enfant sans père doit être mélangé à la terre. Des messagers découvrent l'enfant AMBROSIUS, qui révèle que deux dragons dorment sous l'emplacement où doit être édifiée la tour. Dans l'oeuvre de GEOFFROY DE MONMOUTH, l'enfant AMBROSIUS devient MERLIN, qui prophétise la mort de Vortigern. Il est également précisé que Vortigern devint roi en faisant tuer CONSTANTIN et son fils CONSTANT et en forçant à l'exil en Armorique UTHER PENDRAGON ET AURELIUS AMBROSIUS. Attaqué par AMBROSIUS, il mourra brulé dans sa forteresse de Gwynned en Norgales. Il semble que Vortigern soit un surnom générique imputable à plusieurs rois. En Armorique, Vortigern est devenu Saint Gurthiern.
 
 
 

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